Chamois

Le Chamois

Nom scientifique : Rupicapra rupicapra
Famille : Bovidae
Mesure 70 à 80 cm au garrot.
Poids : entre 22 et 40 kg.
Description

Le chamois est une espèce de mammifères de la famille des Bovidés et de la sous-famille des Caprinés. Les six sous-espèces reconnues vivent dans les zones rocheuses, les forêts et pâturages de montagnes, depuis les Alpes françaises jusqu'à l'Anatolie et l'Azerbaïdjan, en passant par les Vosges, le Jura, le Massif central, les Balkans et les Carpates. L'isard, une espèce voisine appartenant au même genre Rupicapra, vit dans les Pyrénées, la cordillère Cantabrique et les Apennins italiens.
Ce sont les plus petits représentants des caprinés (comprenant les mouflons et bouquetins). Les chamois se distinguent aisément par leurs petites cornes d’un noir ébène qui sont conservées en permanence jusqu’à la fin de leur vie. Les cornes poussent dès la naissance, elles sont visibles dès le deuxième mois. Elles mesurent environ 15 centimètres mâles et femelles confondus. Elles poussent tout d’abord verticalement, puis, elles s’infléchissent vers l’arrière pour former le crochet.

La fourrure du chamois se compose de deux sortes de poils : les poils de jarre et le duvet. Les poils de jarre épais et long (2 à 4 centimètres) forment l’essentiel du pelage, vient ensuite près du corps le duvet qui forme une couche laineuse protégeant l’animal contre le froid en hiver. Les marques faciales sont caractéristiques ; tête et gorge blanchâtres, bande longitudinale d'un noir brun foncé entre la base des cornes et le museau. Sur l’échine, les chamois mâles portent une crinière, qui peut mesurer jusqu’à 30 centimètres lors du rut, alors qu’en été elle ne fait plus que 5 à 7 centimètres. Grâce à un muscle horripilateur les poils de la crinière peuvent se dresser verticalement. Les sabots sont constitués de deux doigts de pied latéraux équipés d’une partie cornée, les onglons nettement séparés l’un de l’autre et orientables, pouvant s’écarter pour mieux adhérer aux rochers.
On croit souvent que les chamois se cantonnent à la haute montagne, ce qui est faux. Dans les Alpes, ils sont en fait repoussés par l'homme à l'étage alpin. L'altitude qu'ils affectionnent le plus est la zone des forêts et la partie inférieure des zones pastorales, entre 800 et 2 300 mètres. Plus haut, ils sont limités par la présence plus rare des pelouses alpines, inexistantes au-dessus de 3 000 mètres : il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'herbivores.

Régime

Leur nourriture est disponible en forêt, ou sur les versants escarpés et ils n'hésitent pas à descendre à la limite des neiges en hiver. Il leur faut parfois gratter la neige pour libérer quelques herbes. Genévrier, serpolet, bruyère, houx, if et lierres sont les mets des chamois en hiver. Ils aiment les plantes herbacées qu’ils trouvent dans leurs biotopes. Comme tous les ruminants, les chamois ont une nécessité physiologique de manger du sel. Ils le trouvent dans des salines naturelles, mais ne dédaignent pas les pierres à sel des bergers.

Reproduction

Les chamois se regroupent par bandes appelées hardes. Le mâle est polygame. La maturité sexuelle intervient à 1 an et demi pour les deux sexes mais les boucs ne participent effectivement au rut qu’à partir de leur 3e ou 4e année de vie. Le temps de gestation est de 24 à 25 semaines, environ 170 jours et la mise bas a lieu en fin mai, début juin. La femelle n’a qu’un chevreau à la fois.