• Barge à queue noireOpen or Close

    Nom scientifique : Limosa limosa

    Famille : Scolopacidae

    L de 40 à 44 cm, E de 63 à 74 cm

    La Barge à queue noire (Limosa limosa) est une espèce d'oiseaux limicoles d’assez grande taille sans dimorphisme sexuel bien marqué, de la famille des scolopacidés (bécassins). C'est l'une des deux espèces de barges vivant en France. Chez la barge à queue noire, le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle, avec un bec légèrement plus court.
    Le bec est très long, rose plus ou moins teinté de jaune à la base, gris marron à son extrémité, très légèrement incurvé vers le haut. En plumage inter nuptial, les sourcils, le menton, la poitrine et le ventre deviennent blancs, la tête, le cou et les flancs gris clair uniforme, parfois légèrement souligné de roux. Le dessus est gris plus foncé. La queue est blanche à la base, contrastant avec le noir de sa partie terminale, ceci quelque soit la saison.
    Chant : Les barges à queue noire sont assez bruyantes et démonstratives pendant la période de reproduction, produisant des Oui-kè ouikè ouikè assez puissants en volant haut dans le ciel. Le reste de l'année, les barges demeurent à peu près muettes, se bornant à émettre des grognements rappelant ceux de la bécasse avec des intonations diverses, suivant qu'elles veulent exprimer une interrogation, une crainte ou une satisfaction.
    Habitat : La barge à queue noire préfère l'eau salée aux marais d'eau douce. En France, elle se tient plus volontiers sur les sables et les vases maritimes lors de ses passages mais elle montre également une certaine prédilection pour les étendues d'eau saumâtre telles que la Camargue et certains marécages du sud-est de l'Europe.
    Comportements : Dès la fin août, on peut les apercevoir au cours de leurs passages qu'elles effectuent en petits groupes en compagnie d'échassiers plus petits. Au début mars, elles sont de retour pour le trajet inverse. En effet, ces oiseaux arrivent assez tôt sur nos côtes, avant même d'avoir revêtu leur beau plumage. Ils sont d'abord présents en Camargue puis ne tardent pas à apparaître sur les côtes du sud-ouest, puis aux embouchures de certains fleuves comme la Loire et la Vilaine , mais, début avril, leur observation devient beaucoup plus rare car la plupart ont regagné leurs habitats nordiques.
    Vol : Les pattes dépassent de la queue en vol.
    Nidification : La barge à queue noire niche le plus souvent en colonies, se bornant à creuser une dépression qu'elle garnit très sommairement de brindilles. Elle y dépose 4 oeufs fauves tachetés de deux tons foncés. L'éclosion a lieu au bout de moins de trois semaines d'incubation et les poussins, aux pattes démesurées, un peu chancelants au début, couverts d'un duvet roux sur le dos, blancs sur les parties inférieures, avec les taches habituelles, sont capables de voler un mois après la sortie de l'oeuf. Pendant toute la durée de l'incubation, les mâles ne cessent de voler au dessus de la couveuse, se livrant à des joutes et à des acrobaties aériennes accompagnées d'un chant assez doux et harmonieux à la façon des vanneaux. Si un visiteur, humain ou animal, à l'exception des bestiaux qui sont considérés comme des amis, s'approche de la colonie, tous les oiseaux assurent une défense collective, volant autour de lui et faisant entendre un concert de cris aussi variés que discordants.
    Régime : La Barge à queue noire s’alimente en marchant lentement, en sondant profondément et à la verticale le sol humide ou la vase. Il lui arrive aussi de chasser à vue les proies disponibles à la surface du sol. Elle se nourrit volontiers dans l’eau peu profonde et parfois avec de l’eau jusqu’au ventre, ce qui la contraint alors à immerger entièrement la tête et le cou.